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GEGIP amplifie sa diversification

Mieux protéger les lieux de cultes

L’entreprise spécialisée initialement dans la surveillance humaine continue de pénétrer de nouveaux segments d’acti­vités, notamment celui de la géosurveillance (voir ETS n°688). La société vient en effet de nouer un partenariat avec la start-up Eonef, conceptrice et fabricante de plateformes aériennes autonomes en énergie à des fins d’observa­tion aérienne (voir ETS n°689).

« Nous avons trouvé ce partenariat pour aider Eonef à pénétrer le marché de la sécurité. Cela permet de lui offrir un service mutualisé, combinant surveillance humaine et technolo­gie. Nous allons utiliser les solutions d’Eonef pour une visualisation aérienne et donc nous positionner pour la couverture d’événements sportifs de grande envergure, notamment la Coupe du monde de rugby 2023 et les Jeux Olympiques de Paris 2024 », explique David Amsellem, son PDG fondateur, au cours d’un entretien accordé à En Toute Sécurité.

Outre ce nouvel accord, Gegip a décidé d’élargir ses prestations en se lançant dans le marché des caméras-piétons. Gegip précise être en contact « avec quelques entreprises, notamment de gardes armés, comme possibles clients » et ambitionne d’équiper des sociétés de sécurité privée. « On sait que l’État veut équiper la police nationale, les pompiers et le personnel pénitentiaire. On est en lien avec des fabricants qui sont à la recherche de distri­buteurs. Ce marché nous intéresse et je pense qu’il y aura de la place pour plusieurs acteurs», précise David Amsellem. Gegip devra en tout cas se frotter à la concurrence, notam­ment celle du groupe américain Axon, déjà implanté en France et qui équipe les agents de sûreté ferroviaire de la SNCF.

Projet dans les drones

Mais la diversification d’activité de Gegip ne s’arrête pas là. L’entreprise envisage éga­lement de se faire une place dans le marché des drones de surveillance. Bien qu’il s’agisse d’un secteur dans lequel les idées novatrices fourmillent, il est paradoxal dans la mesure où il reste l’un des moins rentables du mar­ché de la sécurité privée mais devrait rester en progression en 2020. David Amsellem annonce que Gegip est« en discussion avec une société opératrice de drones très connue et devrait conclure un partenariat début 2021 avec deux objectifs: réduire considérablement les coûts de surveillance humaine et en même temps, faire de l’agent de sécurité de demain un agent de sécurité augmenté».

Siégeant à Maisons-Alfort (Val-de-Marne) sous le statut juridique de SARL regroupant quatre associés se partageant le capital de manière équitable, Gegip compte une cen­taine de salariés. Malgré une perte de 25 à 30% de CA en raison de la crise sanitaire, les aides de l’Etat ont permis d’amortir le choc et de ne pas ternir le résultat opérationnel. La société, qui affichait un CA 2019 de 3 M€, prévoit le même chiffre pour 2020 et espère générer 3,5 M€ de CA en 2021. David Amsellem précise également que le deuxième confinement, mis en place le 30 octobre dernier, « a pour l’instant moins de conséquences négatives que le premier». Il n’est pas non plus question de prévoir un plan de réduction du personnel au sein de Gegip.

Créé en 2000, Gegip recense une clientèle variée (Calberson Geodis, Suez, les chaînes d’hôtels Campanile, Kyriad, des bureaux de tabac, des PME, Eiffage, SNCF … ) et affiche une présence en Italie, en Suisse, en Belgique, au Royaume-Uni. L’entreprise réfléchit à la possibilité de conquérir le marché espagnol début 2021. La part de la surveillance à distance, regroupant la géosurveillance, la té­léassistance et la vidéoprotection spécifique, représente aujourd’hui 40% de l’activité de Gegip et devrait passer à plus de la moitié l’année prochaine. L’idée, pour Gegip, est de chercher des prospects à qui proposer une offre globale combinant surveillance humaine et technologie.

Protec : Alliance avec Saint Georges Management

Le groupe de sécurité s’est allié à la société de conseil Saint Georges Management afin de proposer une solution de sécurité intégrée, notamment dans la gestion des grands événements.

« Ce rapprochement permettra aux donneurs d’ordre d’avoir un point d’entrée unique et d’améliorer la maitrise et la qualité de leur évé­nement de bout en bout », indique la direction de Groupe Protec. Cette offre spécifique n’est néanmoins pas une obligation pour le client qui pourra avoir recours à Saint Georges Management tout en conservant ses presta­taires de sécurité habituels.

Saint Georges Management, présidé par Sébastien Beaujan, est un spécialiste de la sécurité des événements. Parmi ses références, on trouve Vivatech, le Forum pour la paix, le centenaire de la bataille de Verdun, le Women’s Forum à Paris, de même que des entreprises comme Total, Pernod Ricard, Publicis, etc.

De son côté, Groupe Protec a réalisé un CA de 14,5 M€ en 2019, dont 80% en surveil­lance humaine et 20% sécurité électronique. L’entreprise s’est implantée dans le sud de la France en septembre dernier avec le rachat d’AAT Sécurité (voir ETS n°705).

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Si l’innovation jalonne depuis toujours le développement du Groupe, c’est parce que GEGIP a à cœur d’offrir la meilleure expérience à ses clients et répondre aux besoins spécifiques de chacun d’entre eux, publics et privés. Acteur responsable et engagé, GEGIP développe chaque jour une démarche éthique intransigeante, donne la priorité aux règles de bonnes pratiques des affaires, encourage une concurrence saine et loyale, respecte les règles d’activité et entretient un dialogue permanent avec ses parties prenantes.